Correcteur : késako ?
Le correcteur est la petite main de l’ombre qui traque toutes les petites (et parfois les grosses) erreurs qui peuvent se cacher dans vos écrits. Armé de son oeil de faucon et de son stylo rouge, il passe au crible les textes qui lui sont présentés et en corrige l’orthographe, la grammaire et la syntaxe, tout en gardant à l’esprit les règles d’orthotypographie. En bref, il met sa parfaite connaissance de la langue française au service des auteurs !
Pourquoi ne pas utiliser un logiciel ?
Parce qu’un lecteur correcteur est avant tout une personne humaine, tout comme les auteurs qu’il côtoie, il peut comprendre pourquoi et comment ceux-ci commettent des erreurs. Il ne se concentre pas seulement sur l’orthographe et la typographie, mais aussi sur la syntaxe et la grammaire, tout en prenant en compte et en respectant le style de l’auteur. C’est donc un allié précieux avec qui le dialogue est toujours possible, et même conseillé afin d’atteindre le but recherché : rendre un texte parfait, et prêt pour l’édition.
Comment travaille un correcteur ?
La plupart des correcteurs travaillent de chez eux, au milieu de leurs dictionnaires et de leurs précis de grammaire, au calme afin de préserver toute leur concentration. Un correcteur n’a pas la même façon de lire un texte que tout le monde. Il décortique les mots tout en prenant en compte le sens des phrases et du texte dans son ensemble. Il annote la copie, souvent de plusieurs couleurs différentes qui permettent de distinguer les choses à changer définitivement des choses à revoir avec l’auteur. Quand il doit se charger de la mise en page, une deuxième copie est souvent nécessaire pour cette sorte d’annotations – il ne faudrait pas rendre une copie incompréhensible, voire illisible, par simple souci d’économie de temps ! Les annotations se font à l’aide des signes de correction utilisés par tous les correcteurs et compris par toutes les maisons d’édition. Ils font partie du Code typographique de l’Imprimerie Nationale.
Enfin le correcteur se doit de ne pas divulguer les textes sur lesquels il travaille. Il est soumis moralement à une sorte de « secret professionnel », et travaille en toute discrétion afin de garantir un maximum de sécurité aux écrits.


